Quand on pense aux Bahamas on voit une plage de sable blanc bordée d’eaux turquoises et transparentes… Et c’est souvent le cas ! Mais ce n’est pas seulement du sable et de l’eau, et le sable n’est pas toujours blanc. Aux Bahamas plus encore qu’ailleurs, le bord de mer est plein de merveilleuses surprises.
À marée basse
Sur certaines plages la marée se retire suffisamment loin pour laisser derrière elle des trésors de toutes sortes. À Spanish Wells (Eleuthera) les familles arpentent la plage à marée basse pour ramasser des coquillages, morceaux de corail ou verre poli (“sea glass”) dont elles feront des bijoux, des porte-clés, des décorations…

La pointe rocheuse à l’entrée de Bimini nous a en outre réservé des surprises plus vivantes. En effet à marée basse les creux dans la roche retiennent un peu d’eau, formant des petites mares résiduelles où on trouve plein d’animaux : bigorneaux, bernard l’hermite, tout petits poissons.
Même sans eau la roche offre des abris naturels aux espèces qui peuvent s’y loger. Si on sait regarder dans les anfractuosités on peut y rencontrer des crabes, voire l’océan lui-même !

Du sable rose
La côte Est d’Eleuthera est bordée de nombreux récifs coralliens. De tout petits insectes à la carapace rouge vif vivent sur ces coraux et, lorsqu’ils meurent, leur carapace émiettée par les courants se mêle au sable blanc pour donner à la plage une magnifique couleur rose.

Rencontres magiques
À George Town nous nous étions habitués à rencontrer en bord de plage des raies, très communes dans toute la région. Au début nous faisions surtout attention de ne pas leur marcher dessus car leur piqûre est extrêmement douloureuse. Puis nous les avons approchées, caressées (sur les ailes uniquement) et parfois même nourries avec des petits déchets de conque fournis par le stand à salades de la plage.
Cette année nous avons fait une recontre bien plus extraordinaire à Whale Point, Eleuthera : des tortues vertes ! Nous en voyons assez souvent depuis le pont du bateau ou lors de nos trajets en annexe, mais nous n’avions encore jamais eu l’occasion de les observer de si près. Bien qu’elles ne leur ressemble pas beaucoup, les tortues vertes ont des point communs avec les lamantins de Floride :
- elles ont été intensivement chassées par les humains et sont aujourd’hui une espèce protégée ;
- elles se nourrissent essentiellement en broutant des herbiers marins, menacés par la pollution ;
- elles remontent à la surface pour respirer, c’est le moment où elles risquent de se trouver mortellement blessées par les hélices des bateaux qui vont trop vite pour qu’elles replongent.
Elles sont en outre menacées par le braconnage, les filets de pêche sans dispositif leur permettant de sortir, la pollution chimique qui les rend malades et la destruction de leur habitat.
Les tortues vertes peuvent être très grosses avec une carapace faisant jusqu’à 115 cm de diamètre. Celles que nous avons observées à Whale Point n’étaient pas aussi impressionnantes (moins de 60 cm de diamètre) mais déjà bien assez grandes pour nous laisser des souvenirs indélébiles.


Leave a comment